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PTR — Psychothérapie du Trauma Réassociative : soigner les traumas en profondeur, en sécurité

  • sylvaingeyskens
  • 1 mars
  • 9 min de lecture

Ce que vous vivez peut avoir une origine que vous ne soupçonnez pas


Vous souffrez d'anxiété chronique, de crises d'angoisse inexpliquées, de douleurs physiques sans cause identifiée, de blocages dans votre vie amoureuse ou sexuelle, d'addictions difficiles à décrocher — ou vous avez simplement le sentiment d'être « à côté de vous-même » depuis longtemps ?


Il arrive que ces souffrances trouvent leur racine dans des événements douloureux du passé — parfois connus de vous, parfois enfouis dans votre inconscient, parfois oubliés parce que trop intenses pour être supportés consciemment.


La Psychothérapie du Trauma Réassociative (PTR) a précisément été conçue pour aller travailler à cette profondeur-là — en sécurité, et à votre rythme.


Qu'est-ce que la PTR ?


La PTR est une méthode d'hypnose conversationnelle stratégique développée par Gérald Brassine, thérapeute et formateur, et son équipe au sein de l'Institut Milton H. Erickson de Belgique (IMHEB). Elle s'appuie sur plusieurs décennies de pratique clinique, notamment auprès de personnes survivantes de traumas extrêmes.


Elle tire son nom de son objectif central : réassocier ce que le trauma a dissocié. Car lorsque nous vivons un choc traumatique, notre psyché et notre corps se protègent en « mettant de côté » ce qui est insupportable — c'est ce que l'on appelle la dissociation. Ce mécanisme, d'abord salvateur, peut devenir une source de souffrance chronique quand il persiste après l'événement.


La PTR accompagne la personne à défaire progressivement ces dissociations, en transformant les mémoires traumatiques enkystées, pour retrouver un équilibre intérieur durable.


Une hypnose qui n'a rien à voir avec ce que vous imaginez


L'hypnose évoque souvent des images de spectacle ou de perte de contrôle. La réalité est bien différente.


L'hypnose conversationnelle stratégique, c'est avant tout une conversation. Une conversation dans laquelle vous restez pleinement conscient, actif, et libre à tout moment. Il n'y a pas d'autorité du thérapeute sur vous. Pas d'injonctions, pas de suggestions imposées.


Le chercheur et psychiatre américain Bessel van der Kolk, auteur de référence mondiale sur le trauma (Le corps n'oublie rien), a récemment souligné dans un entretien avec Patrice Vidal que l'hypnose est une approche particulièrement intéressante et efficace pour le traitement des traumas — précisément parce qu'elle permet d'accéder aux mémoires corporelles et inconscientes que la parole seule n'atteint pas.


En PTR, thérapeute et client sont sur un pied d'égalité. Vous guidez votre propre processus. Le thérapeute vous accompagne, vous explique ce qui se passe, répond à vos questions. Cette dimension pédagogique est centrale : comprendre ce qui se passe en soi, c'est déjà reprendre du pouvoir sur soi.


En fait, vous êtes déjà en hypnose quand vous consultez pour un trauma — car les traumatisés sont dissociés. Le travail thérapeutique consiste précisément à vous en sortir. — Gérald Brassine

Les PAAT : vos ressources thérapeutiques intérieures


Un des fondements de la PTR est la conviction que chaque personne porte en elle des capacités naturelles de guérison. En PTR, on les appelle les Processus Autonomes Auto Thérapeutiques (PAAT).


Concrètement, lorsque vous êtes invité à vous remémorer certains éléments du passé — ou à les imaginer — votre inconscient peut enclencher lui-même un processus de transformation des mémoires douloureuses. Ce travail se fait sans reviviscence brutale, sans avoir besoin de tout raconter en détail, sans violence.


Le thérapeute ne « fait » rien à votre place. Il crée les conditions pour que votre propre psyché fasse le travail — à la profondeur et au rythme qui vous conviennent.


Les protections dissociatives : travailler avec votre inconscient, pas contre lui


Contrairement à certaines approches qui cherchent à « forcer » l'accès aux souvenirs traumatiques, la PTR respecte et utilise les mécanismes de protection naturels de l'inconscient.


Ces protections dissociatives ne sont pas des obstacles à la guérison. Ce sont des signaux que votre système nerveux envoie pour dire : pas encore, pas trop vite. La PTR les écoute, les utilise comme guides, et avance à un rythme qui préserve votre intégrité psychique.


Concrètement, ces protections peuvent prendre des formes très variées : une sensation de brume ou d'hébétude, l'impression de ne pas vraiment voir ou de ne pas vraiment être là, le sentiment d'« inventer » ce qui remonte, une anesthésie émotionnelle, ou encore des douleurs physiques qui surgissent au moment où un souvenir approche. En PTR, chacun de ces signaux est accueilli et amplifié — paradoxalement, c'est précisément ce « pouvoir anesthésiant » des protections qui permet d'avancer au cœur du trauma avec toute la douceur nécessaire, sans jamais être submergé.


Ainsi, si vous avez l'impression d'inventer ce qui remonte, le thérapeute ne cherchera pas à vous en convaincre autrement — il vous demandera au contraire d'augmenter encore cette impression d'inventer. Et c'est souvent là que quelque chose se libère. Cette logique peut sembler contre-intuitive : elle est pourtant au cœur de l'efficacité de la méthode.

C'est précisément ce qui rend cette approche particulièrement adaptée aux traumas complexes et aux traumas avec amnésie.


Ce que vivent les patients : une trajectoire concrète


Pour illustrer ce que la PTR permet concrètement, voici la trajectoire d'une personne — philosophe et elle-même formée à l'hypnose — qui a consulté Gérald Brassine après des années de mal-être dont elle ne comprenait pas l'origine. Son témoignage a été publié dans la revue professionnelle Hypnose & Thérapies Brèves (n°77, 2025).


Avant de venir en PTR, cette personne avait suivi quatre ans de thérapie par la parole avec une psychologue. Des bribes de souvenirs d'abus sexuels dans l'enfance avaient émergé, mais sans résolution. Elle décrit elle-même qu'elle n'avait pu « rester qu'au bord du trauma » — les éléments remontaient de façon parcellaire, sans que la charge émotionnelle puisse réellement se libérer.


En PTR, le travail s'est fait en quatre séances. Dès la première, elle a expérimenté quelque chose d'inhabituel : le thérapeute l'a invitée à l'envoyer au diable si quoi que ce soit ne lui convenait pas — et l'en a remerciée chaque fois qu'elle le faisait. Cette posture, loin d'être anecdotique, est fondamentale : pour une personne dont le trauma est lié à une situation d'emprise et d'impuissance, expérimenter concrètement que l'on peut dire non au thérapeute est déjà en soi une étape thérapeutique.


Le travail a procédé par le corps — des sensations physiques amplifiées, des images qui surgissaient, que la patiente était libre de transformer comme elle le souhaitait : fuir, riposter, reconstruire la scène autrement. Ces re-scénarisations par l'imaginaire ne sont pas de la « pensée magique » : elles permettent à l'inconscient de réenregistrer le souvenir traumatique différemment, de le rendre inoffensif sans l'effacer.


À l'issue de ces quatre séances, l'amnésie sur l'identité de l'auteur des abus s'était levée. La charge émotionnelle associée s'était dissipée. Et quelque chose de plus subtil, mais peut-être plus parlant encore : elle décrit avoir réalisé qu'elle vivait depuis plus de quarante ans avec ce qu'elle appelle « un caillou dans la chaussure » — si habituel qu'elle avait fini par oublier qu'il était là. Une fois retiré, elle ne marchait plus de la même façon.


Ce témoignage illustre deux points essentiels : d'abord, que la PTR peut aboutir là où des années de thérapie verbale n'ont pas suffi — non par manque de qualité de ces thérapies, mais parce que certains traumas ne sont pas accessibles par la seule parole. Ensuite, que la brièveté de la méthode (ici, quatre séances) n'est pas synonyme de travail superficiel : elle reflète l'efficacité d'une approche qui va directement à la source, sans détour.


Pour qui, et pour quelles situations ?


La PTR peut accompagner des personnes traversant des difficultés très diverses :

Conséquences de traumas et chocs émotionnels Stress post-traumatique (SSPT), phobies, crises d'angoisse, anxiété chronique, cauchemars récurrents, hypervigilance, états dissociatifs.


Traumas complexes et/ou amnésiés La PTR est l'une des rares approches capables de travailler sur des traumatismes dont la personne n'a pas (ou plus) de souvenir conscient : violences sexuelles dans l'enfance, inceste refoulé, viol sous l'emprise de stupéfiants (GHB, kétamine...), abus survenant avant la constitution de la mémoire explicite. Dans ces situations, le corps « sait » ce qu'il a vécu, même si le conscient ne s'en souvient pas. La symptomatologie (automutilations, blocages sexuels, comportements répétitifs incompréhensibles, sentiment de « folie »...) peut trouver son sens — et se résorber — dès lors que les mémoires inconscientes sont travaillées.


Symptômes psychosomatiques Douleurs chroniques inexpliquées, troubles digestifs fonctionnels, maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde (dont les liens avec des stress émotionnels non résolus sont de plus en plus documentés), fibromyalgie, migraines, troubles du sommeil... Ces symptômes physiques peuvent refléter des souffrances émotionnelles enkystées que le corps « porte » à la place du conscient. La PTR permet de travailler à ce niveau profond.


Addictions Tabac, alcool, substances, comportements compulsifs — souvent des stratégies d'évitement d'une souffrance sous-jacente.


Blocages dans la vie intime et sexuelle Notamment les paralysies, douleurs ou absences lors des rapports sexuels, qui trouvent fréquemment leur origine dans des traumas non traités.


En quoi la PTR se distingue-t-elle d'autres approches ?


PTR et EMDR


L'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une méthode reconnue pour le traitement du trauma. Gérald Brassine s'en est d'abord inspiré, avant de s'en éloigner progressivement. En pratique clinique, sur des traumas lourds, l'EMDR peut s'avérer douloureuse à vivre, et entraîner des effets indésirables somatiques importants — dans certains cas rapportés : crises épileptiformes, perturbations digestives, émergence d'idées suicidaires.


La PTR a précisément été conçue pour travailler sur ces mêmes traumas en évitant ces risques, grâce à l'utilisation stratégique des protections dissociatives et à un protocole qui ne force jamais l'exposition directe au souvenir traumatique.


PTR et Somatic Experiencing


La Somatic Experiencing (SE), développée par Peter Levine, part d'une observation fondamentale : le trauma est avant tout une expérience du corps, et c'est par le corps qu'il se libère. En observant la façon dont les animaux sauvages « déchargent » naturellement le stress après un danger — par des tremblements, des secousses, des mouvements spontanés — Levine a développé une approche qui accompagne ce même processus chez l'être humain.


La PTR partage avec la SE cette conviction centrale que le corps est la porte d'entrée principale du travail sur le trauma. Dans les deux approches, on part des sensations physiques plutôt que du récit, on suit les signaux du corps plutôt que de les contourner, et on évite toute exposition directe et brutale au souvenir traumatique.


Gérald Brassine a lui-même exploré la Somatic Experiencing de près, avant de développer la PTR. Son constat : la SE est une approche valide, mais dont les résultats peuvent être lents à se manifester, nécessitant un suivi long avant d'observer des changements significatifs. La PTR intègre cette même attention au corps tout en y ajoutant l'usage stratégique de l'hypnose conversationnelle et des protections dissociatives — ce qui permet, dans beaucoup de situations, d'accélérer considérablement le processus et de travailler sur des traumas amnésiés là où la SE seule peut atteindre ses limites.


PTR et hypnose ericksonienne classique


L'hypnose ericksonienne est une approche puissante pour de nombreuses difficultés (anxiété, confiance en soi, douleur, phobies légères...). Cependant, dans sa forme classique, elle ne dispose pas de protocole spécifique pour le retraitement des mémoires traumatiques. La PTR intègre la tradition ericksonienne tout en y ajoutant une méthodologie précise et des outils dédiés au travail sur le trauma.


PTR et thérapies verbales classiques


Les thérapies par la parole (analyse, thérapie cognitive...) restent précieuses dans bien des contextes. Mais elles atteignent leurs limites face aux traumas qui n'ont pas de représentation consciente, ou dont la charge émotionnelle est trop intense pour être abordée par le seul discours. La PTR contourne l'intellect pour accéder directement aux couches inconscientes et corporelles du vécu.


Comment se déroule une séance ?


Une séance de PTR dure généralement entre 1h et 1h30. Elle commence toujours par un échange verbal : comprendre où vous en êtes, définir l'axe de travail du jour, répondre à vos questions.


Le travail en lui-même ressemble à une conversation approfondie, dans un état de légère détente — comparable à celui que vous connaissez quand vous lisez un roman et que vous « oubliez » le monde extérieur, ou au moment de vous endormir. Vous restez conscient, vous pouvez parler, vous arrêter, revenir en arrière.


Après la séance, des processus peuvent continuer à s'opérer dans les jours qui suivent — rêves, émotions passagères, sensations physiques. C'est le signe que votre système intérieur continue son travail de réajustement.

Le nombre de séances varie en fonction de la complexité de la situation, mais la PTR est par nature une approche brève : il n'est pas rare qu'un changement significatif soit perceptible en quelques séances.


Une pratique encadrée et éthique


En tant que praticien formé à l'IMHEB, j'ai signé la charte déontologique de l'Institut, qui m'engage à une formation continue, à des supervisions régulières par mes formateurs, et à des intervisions avec mes collègues praticiens en PTR.


Ces supervisions se font dans le strict respect du secret professionnel et de votre anonymat : aucun nom ni donnée personnelle permettant de vous identifier n'est jamais mentionné.

Vous avez le droit de refuser que votre situation soit évoquée en supervision. Il vous suffit de me le signaler.


Une précision importante


Je suis thérapeute et praticien en hypnose conversationnelle — je ne suis pas médecin. La PTR est une approche complémentaire qui peut s'articuler avec un suivi médical ou psychiatrique, mais elle ne remplace pas un traitement médical en cours. Si vous suivez un traitement médicamenteux ou psychiatrique, ne l'interrompez jamais sans l'avis de votre médecin.


Prendre rendez-vous


Vous vous reconnaissez dans l'une de ces situations ? Vous souhaitez en savoir plus avant de vous engager ?


Je propose un premier entretien d'orientation (en cabinet à Bures-sur-Yvette ou Paris 9e, ou à distance en visio) pour que nous puissions échanger librement sur votre situation et voir si la PTR est adaptée à ce que vous traversez.


Pour aller plus loin



Sylvain Geyskens — Qualité d'Être — Hypnose conversationnelle & Coaching — Bures-sur-Yvette & Paris 9e 06 16 54 13 74 | qualite.etre@gmail.com

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