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Qui suis-je

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Crédit photo : Pexel / Philippe Donn

Pendant longtemps, si on m'avait demandé qui j'étais vraiment, je n'aurais pas su répondre. Non par manque d'intelligence — mais parce que le lien à moi-même avait été coupé trop tôt.

Depuis l'enfance, j'avais souvent le sentiment de ne pas vraiment appartenir. Présent, mais caché. Adapté, mais absent de moi-même. Sensible, mais ayant appris à ne pas le montrer.

J'ai moi-même traversé des expériences que je n'ai pas pu nommer pendant longtemps — dont une tentative d'abus sexuel à l'adolescence, dont je n'ai parlé à personne pendant des années. Je comprends de l'intérieur ce que c'est de porter quelque chose d'indicible, de ne pas savoir comment le nommer, et de continuer à fonctionner malgré tout.

J'ai porté longtemps des masques utiles — l'intelligent, le performant, le solide. Ils m'ont protégé. Et ils m'ont coûté une distance avec moi-même que j'ai mis des années à mesurer.

Plus tard, dans ma vie professionnelle — vingt ans dans le conseil international, puis comme entrepreneur — on me percevait souvent comme "un OVNI". Un compliment, disait-on. Qui, au fond, renforçait ce sentiment familier : être vu, sans être vraiment rejoint.

Pendant trente ans, j'ai exploré des dizaines de chemins — le corps, la méditation, la psychothérapie, les retraites spirituelles, les constellations, le travail somatique — non par curiosité intellectuelle, mais parce que quelque chose en moi cherchait un sol.

Mon propre parcours thérapeutique a été long et varié : j'ai été accompagné par un psychologue jungien, une psychologue clinicienne lacanienne, un praticien Gestalt, et lors de nombreux week-ends en groupe avec une psychologue qui intégrait des apports de traditions spirituelles et des techniques de thérapies brèves. Je fréquente des cercles d'hommes mensuels depuis 2007 — dont la vocation est précisément de travailler sur nos ombres en tant qu'hommes. Ce parcours personnel nourrit ma pratique autant que mes formations.

Ma transformation a commencé le jour où j'ai compris que mon problème n'était pas qui j'étais, mais comment j'étais relié — à moi-même, à mes émotions, aux autres. C'est dans l'interaction, dans le lien, qu'on se découvre vraiment.

Le lien intérieur avait été fissuré trop tôt. Il fallait le retrouver.

Ce que j'ai mis du temps à nommer : c'est ce qu'on appelle la blessure d'abandon. Cette façon de s'être construit en creux de l'autre, de ne plus savoir qui on est quand on arrête de performer ou de s'adapter. Je l'ai traversée — et elle nourrit directement ma façon d'être présent dans ce travail."

Je ne suis pas devenu un homme parfait. Je suis devenu un homme plus habité, plus apaisé, plus vrai. Et c'est à partir de là que j'ai commencé à accompagner les autres.

Certaines femmes qui viennent me voir ont été blessées par un homme. Choisir de se faire accompagner par un homme pour se réparer n'est pas anodin — je le sais, et je ne le prends pas à la légère. Ce que j'espère leur offrir : un espace stable, doux, non jugeant — où quelque chose de nouveau peut s'expérimenter dans le lien.

Mon approche : restaurer le lien

Sur ma carte de visite, avant même de me spécialiser dans les traumas, j'avais inscrit : "démêleur de nœuds". C'est encore la meilleure façon que j'ai trouvée de décrire ce que je fais — avec précision, avec douceur, sans forcer.

 

Je propose une thérapie intégrative centrée sur le lien — le lien à soi, aux émotions, au corps, à l'autre.

Je m'adresse à ceux dont la sensibilité a été trop tôt fragilisée, étouffée ou mise de côté. À ceux qui pensent beaucoup, ressentent fort, paraissent solides — mais vivent au fond une grande solitude intérieure. À ceux qui ne savent plus très bien qui ils sont, tellement ils se sont construits pour les autres.

Ce que vous portez puisse sa source dans votre histoire, votre héritage, un mécanisme adaptatif de survie. Ce n'est pas une faiblesse.

Et tout mécanisme peut se transformer — quand le lien redevient sûr.

Il ne s'agit pas ici de corriger votre fonctionnement, mais de vous aider à exister sans vous justifier, à retrouver un contact vivant avec vous-même, et à laisser votre intensité devenir une force stable, assumée, habitée.

Votre qualité d'être détermine la qualité de vos relations, de vos décisions, de votre vie. Quand le lien intérieur change, tout peut changer.

Comment j’accompagne

Crédit photo : unsplash

Mon accompagnement est vivant, incarné, profondément humain.

Pas de face-à-face intimidant. Pas de longues analyses cérébrales. Pas de silence qui pèse.

Nous travaillons ensemble — debout avec des objets au sol, assis dans un échange fluide, en hypnose conversationnelle, en somatique, parfois sur table pour ceux qui sont ouverts à un travail corporel plus profond.

Je me tiens à côté de vous. Je vous guide, sans diriger. Je vous sécurise, sans vous enfermer. Je m'ajuste, sans vous étouffer.

Mon accompagnement suit trois phases naturelles :

Stabiliser — apaiser le système nerveux, calmer l'hypervigilance, retrouver un sol intérieur.

Libérer — dénouer les traces émotionnelles du passé, sortir des schémas qui se répètent.

Reconstruire — retrouver confiance, authenticité, relations plus simples, décisions alignées.

Chaque séance combine ce qui vous aide le plus, sans jamais forcer. Vous ne resterez pas des heures à me raconter vos soucis — c'est un travail main dans la main, où vous êtes pleinement acteur de ce qui se transforme.

Formation et cadre

Mon accompagnement s'appuie sur plus de 1700 heures de formation — hypnose ericksonienne, PTR (Psychothérapie du Trauma Réassociative), TIST (Trauma-Informed Stabilization Treatment, Janina Fisher — approche spécifiquement conçue pour les traumas complexes résistants — en cours). PNL (Programmation Neuro Linguistique), thérapie familiale et systémique, théorie polyvagale, constellations, travail somatique, massages bien-être et soins égypto-esséniens — complétées par un MBA en design humain et des transitions, qui nourrit ma lecture des parcours de vie et des ruptures.

Sur le plan déontologique, j'ai signé la charte éthique de l'IMHEB (Institut Milton H. Erickson de Belgique), qui m'engage à une formation continue, une supervision régulière et le respect strict du secret professionnel. Je suis également adhérent de la fédération NLPNL, elle-même membre du SIMACS — le Syndicat des Métiers de l'Accompagnement, du Coaching et du Soin.

Ces engagements définissent un cadre éthique auquel je me tiens — et qui va au-delà du seul titre. Ils incluent notamment l'obligation de supervision régulière et un travail continu sur ma propre vie intérieure.

Pourquoi autant de formation ? J'ai écrit un article sur les vraies questions à poser avant de choisir un accompagnant pour un trauma complexe. → Psychologue diplômé ou thérapeute-coach trauma-informé : comment choisir ?

En savoir plus sur mon parcours de formation

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Crédit photo : Sylvain Geyskens

Un premier échange de 20 minutes est offert.
Pour poser vos questions, sentir si nous pouvons travailler ensemble,
et commencer à faire un pas vers vous.

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Crédit photo :,Sylvain Geyskens

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